250119 - MUS QZD - BORGSTROM - L'IDÉE & JÉSUS À GETHSEMANI - ORCHESTRE SYMPHONIQE DE TRONDHEIM, EIVIND AADLAND

 





250119 - MUS QZD - BORGSTROM - L'IDÉE & JÉSUS À GETHSEMANI - ORCHESTRE SYMPHONIQE DE TRONDHEIM, EIVIND AADLAND





HJALMAR BORGSTROM

1864-1925

« Poèmes symphoniques »

Orchestre symphonique de Trondheim, Eivind Aadland.

CPO.

TECHNIQUE : 4/5

BORGSTROM – L'Idée, op. 26. (1917).

BORGSTROM – Jésus à Gethsemani, op. 14 (1904).




Hjalmar Jensen naquit en Norvège mais adopta le nom de sa mère suédoise, Borgstrom, pour se différencier d'un homonyme. Après des études à Leipzig où, selon ses dires, il apprit plus en assistant aux concerts et représentations dirigées par Mahler et Nikisch qu'en suivant les cours de Reinicke et Jadassohn, il séjourna à Berlin où il devint l'ami de Busoni. De retour en Norvège, il se distingua dans la critique musicale par son opposition à Grieg et son refus de la couleur nationale. Outre des œuvres pour violon, deux symphonies et deux opéras fortement marqués par sa fascination pour Wagner (Thora de Rimol et Le Pêcheur, enregistrés par Simax), il laisse cinq poèmes symphoniques.

Grave et méditatif, Jésus à Gethsemani op. 14 (1904) évoque la prière du Christ précédant son arrestation. On est séduit par le mélange de tension et de recueillement (l'Adagio avec son duo violon-violoncelle est une véritable splendeur), et un orchestre ciselé avec le plus grand raffinement (avec solo de saxophone).

Créée en 1917, L'Idée est encore plus ambitieuse par ses dimensions (presque trois quarts d'heure) et son propos : une idée descendue des cieux, se trouve confrontée au combat terrestre entre idéalisme et matérialisme, mais aussi au démon du désir ; elle finit par remonter au ciel en laissant le monde en proie aux flammes. Sur ce schéma quelque peu naïf mais sans nul doute marqué par les tourments de la Grande Guerre, Borgstrom compose un vaste poème en cinq parties où passe surtout l'ombre de Richard Strauss, son exact contemporain, avec une richesse d'orchestration (solos de violon, violoncelle, clarinette basse, sirènes de pompier dans l'étonnant finale) qui retient l'attention.

Tenant fermement les rênes de l'Orchestre symphonique de Trondheim, Eivind Aadland sait mettre en valeur les trouvailles instrumentales de Borgstrom. Plus mordant (accents, couleurs) que Terje Boye Hansen dans l'Opus 14 (Simax), le chef séduit par l'urgence dramatique et le relief qu'il insuffle au discours, a fortiori dans l'Opus 26.

Jean-Claude Hulot




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