250422 - MUS QZD- DONIZETTI - MÉLODIES - MICHAEL SPYRES, CARLO RIZZI
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250422 - MUS QZD- DONIZETTI - MÉLODIES - MICHAEL SPYRES, CARLO RIZZI
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GAETANO DONIZETTI 1797-8483 « Les mélodies, vol. III » M%ichael Spyres (ténor), Carlo Rizzi (piano), Eloisa-Fleur Thom (violon), Sally Price (harpe). Operaz Rara. DONIZETTI – Mélodies
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TECHNIQUE : 4/5 Enregistré à All Saint's Church, East Finchley, Londres, en mai 2024 par Steve Portnoi. La voix et le piano se superposent en un dialogue fluide dans un espace acoustique à la fois sobre et aéré. La voix a des contours précis, des harmoniques éclatants. Si l'image est riche en détails, elle manque légèrement d'ampleur.
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Entièrement français, le troisième volume des mélodies de Donizetti se révèle le plus intéressant, tant par le programme que par l'interprétation. Il renferme essentiellement des pages de la période parisienne du compositeur (1838-1843), celle des derniers chefs-d'œuvre, avant que la syphilis ne détruise son corps et son esprit. Sachant ses affinités avec le style français, on y attendait Michael Spyres et son timbre de velours. Ils nous enchantent. La ductibilité de l'émission fait merveille dans la légèreté du Retour au désert 'poème d'Auguste Richomme) ou Un rêve de Bonheur (Emile Deschamps). Sa tessiture de baryténor lui permet d'assumer Ah ! Si tu voulais, toi que j'aime (Emile Barateau) ou Vous dont le cœur (Jean-Jacques Rousseau) situé dans le grave. La maîtrise du souffle hisse sur les hauteurs Je te pardonne en t'oubliant (Sylvain Blot). Mais c'est peut-être l'art de la coloration qui séduit le plus, dans Le Violon de Crémone (inspiré d'Hoffmann) notamment, où Donizetti, des décennies avant Offenbach, évoque le conseiller Krespel. Quand la mélodie devient air d'opéra miniature, la voix se déploie généreusement sans se surexposer – Je ne me plaignis pas sera repris par « Il faut partir » que chante Marie dans La Dernière Nuit d'un novice, grand scène ou mini-cantate, le ténor crée de vrais personnages, incarnant tour à tour le Novice torturé par le démon de la chair et l'Esprit Malin tentateur. Il endosse sans efforts les tensions désespérées de Si tu m'a fait à ton image, prière où s'exprime la hantise de la mort – celle de Nourrit (auteur du poème) et celle de Donizetti ? Tout s'achève sur le très beau Petit Joueur de harpe (Paul Lacroix), où l'enfant mendiant nous bouleverse. Et c'est un plaisir de retrouver l'accompagnement si suggestif de Carlo Rizzo. Didier Van Moere
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