250626 - MUS TEL - «LONG COURRIER » - DE ARESKI BELKACEM
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250626 - MUS TEL - «LONG COURRIER » - DE ARESKI BELKACEM
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ARESKI BELKACEM CHANSON « Long courrier »
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En solo, sur fond de guitare chaabi et de piano arabo-andalou, le poète à la voix gorgée de blues chante l'amour de sa vie. Un enchantement. En 1980, sortait Les églantines sont peut-être formidables, cinquième album en tête à tête de Areski Belkacem et Brigitte Fontaine. Né douze ans plus tôt sous le signe d’un théâtre fantasque et d’une chanson libre, le couple y conspuait sous des soleils contraires le lavage de cerveaux anticommunistes et les cow-boys qui « band’que pour le bazooka ». Cette pépite subversive, reniée par ses auteurs du fait de ses arrangements jazz-rock, puis tombée dans les oubliettes, ressuscite aujourd’hui sous le nom Baraka 80, dans un dépouillement instrumental plus en phase avec leur alchimie vocale. Et c’est déjà un petit événement. Mais le vrai miracle est la sortie de Long Courrier, le premier album solo de Areski Belkacem depuis quinze ans et le troisième seulement de sa carrière. La voix gonflée de tendresse et d’un blues très kabyle, l’ancien pilier du label Saravah y campe l’homme-poète d’une seule femme. L’ultime déclaration d’amour qu’il lui adresse scelle aussi le cheminement créatif d’une vie. Il était une fois Une reine et un roi, Areski l’enchanteur et Brigitte, fontaine de jouvence éternelle… Dans sa bohème mélodique, où percent guitare chaabi et piano arabo-andalou, il conte les nuits que se racontent le soleil et le vent, les caresses tressées dans les mains, la dérive après les ébats, le désir sacré et les plaisirs essoufflés. Jusqu’à convoquer, au son des crotales gnaouas et de riffs crépusculaires, le spectre du désamour. « Faut-il que l’on se quitte ? », demande-t-il sans trop y croire. Aux sentences définitives, le troubadour préfère l’illusion d’une dernière idylle. Récitant mélancolique et lumineux sur L’Onde finale, il nous y abandonne, dans une dernière et bouleversante audace. Anne Berthod
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