251117 - MUS QZD - JUDIE DEVOS - HOMMAGE ALFA 7 CD
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251117 - MUS QZD - JUDIE DEVOS - HOMMAGE ALFA 7 CD
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JODIE DEVOS SOPRANO « Hommage à Judie Devos » Alpha, (7CD), Diapason d'or.
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JODIE DEVOS SOPRANO « Bijoux perdus » Flemish Radio Choir, Brussels Philharmonic, Pierre Bleuse ALPHA MASSE – Galathé (extrait) MEYERBEER – Le pardon de Ploërmel (extrait) THOMAS – Le songe d'une nuit d'été (extraits) HALÉVY – Jaguarita, l'Indienne (extraits) ADAM – Le bijou perdu (extrait) AUBER – Manon Lescaut (extrait) AUBER – La part du diable (extrait) MEYERBEER – L'étoile du nord (extraits) THOMAS – Mignon (extrait)erto pour piano op. 16
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Étoile filante
Fauchée en juin 2024 à l'âge de 35 ans, Jodie Devos avait gravé six albums pour Alpha ici réunis et complétés par un concert inédit où notre pétillante soprano belge se frottait au jazz.
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Formée dans sa Belgique natale, notamment à l'Institut de musique et de pédagogie de Namur, Jodie Devos se perfectionne ensuite à la Royal Academy of Mucic de Londres. Sa carrière internationale démarre en 2014, sur les chapeaux de roues, dans la foulée de son deuxième prix au Concours reine Elisabeth – on peut voir l'épreuve finale, filmée par la RTBF, sur You Tube, couronnée par un « Glitter and Be Gay » de Bernstein à faire grimper aux rideaux. « Tant de douceur mêlée tant de verve. Brio et tendresse, science et spontanéité » : l'ami Ivan A. Alexandre tombait sous le charme. Éblouissante Adèle de sa Chauve-Souris à l'Opéra-Comique en décembre de la même année, elle va enchaîner les engagements, conquérir tous les publics. Une Eurydice – celle d'Offenbach, déjà – à l'Opéra de Liège en 2016, Lakmé à Tours puis Rosa dans Le Timbre d'argent de Saint-Saëns salle Favart l'année suivante (une merveille enregistrée par le Palazetto Bru Zane), la voici d'emblée taquinant la muse « française ». Et comment ! Conte de fée Dès 2015, elle partage avec la mezzo Caroline Meng un album de raretés dénichées et arrangées par Alexandre Dratwicki pour les musiciens du Quatuor Giardini. Fil rouge du programme : l'univers des contes de fées. Bonheur de l'écouter voltiger dans le duo de la Cendrillon (1810) de Nicolas Isouard et s'éveiller à l'amour dans Le Voyage dans la lune (1875), princesse Fantasia à croquer. À Offenbach justement, elle consacre en 2018 un plein bouquet d'airs coloratures qu'accompagne Laurent Campellone à la Radio de Munich : Diapason en fait son Événement du mois puis un Diapason d'or de l'année 2019. « Jodie Devos, écrivions-nous, enthousiasme par la finesse dramatique et la sûreté de sa vocalise, qui s'éclaire soudain au détour d'un soupir. » Dans Un mari à la porte (1859), c'est sur une valse-tyrolienne que Rosita gazouille l'inventaire de ses charmes. Suivent en 2002, des « Bijoux perdus » avec le Brussels Philarmonic et Pierre Bleuse. Hommage à Marie Cabel, cantatrice belge dont Meyerbeer fit sa Dinorah (Le Pardon de Ploërmel), Ambroise Thomas sa Philine (Mignon). De ces chevaux de bataille, « Devos ne fait guère qu'une bouchée », admirait Julia Le Brun, séduite « par le timbre pur et cristallin, les aigus riches et lumineux, les mots aux contours polis et aux "r" finement roulés ». Quelle poésie distille cette Elisabeth dans Le Songe d'une nuit d'été (1850) de Thomas ! And love said ... Musique française mais pas que. Avant un Sabat mater de Pergolèse tiré vers le théâtre en 2021, elle gravait un très personnel album anglo-américain. Histoire de montrer qu'elle peut « chanter autre chose ». À côté de Britten (On This Island) ou de Quilter (Loves' philosophy) superbes d'intensité et de relief, on découvre deux songs de Poldowski – alias Irena Wieniawska) – sorties ici de l'oubli. Le grain canaille d'Old Sir Faulk chez Walton et les murmures joliment ombrés de You Take My Breath Away de Freddie Mercury (si!) couvés par le clavier souriant de Nicolas Krüger, sont à chérir. Comme ce concert inédit capté au Gaume Jazz Festival en 2017, où Britten (Tell Me the Truth About Love) et Gerschwin croisent Kosma (Les Feuilles mortes) ou Legrand : « J'avais tellement peur de ne pas te trouver », chante Geneviève. Dieu merci, la voici immortelle, au firmament.
François Laurent
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