251119 - MUS QZD - ITZHAK PERLMAN - COMPLETE RECORDINGS ON DEUTSCHE GRAMMOPHON

 





251119 - MUS QZD - ITZHAK PERLMAN - COMPLETE RECORDINGS ON DEUTSCHE GRAMMOPHON






ITZHAK PERLMAN

VIOLON

« Complete Recordings on Deutsche Grammophon »

DG (25CD).

Diapason d'or.






Perlman, le retour


Anniversaire oblige, Universal réédite le coffret qui rassemble les gravures d'Itzhak Perlman publiées par Deutsche Grammophon et Decca. Parfait complément aux 78 CD du tout récent coffret Warner (Diapason d'or, cf. n°747).

Après avoir fait ses début au disque chez RCA en 1967, le violoniste entame sa collaboration avec la firme londonienne en 1968 par la sonate de Franck avec Ashkenazy et le trio avec cor de Brahms pour lequel ils sont rejoints par Bary Tckwell. C'est aussi avec Vladimir Ashkenazy et pour Decca qu'il grave entre 1974 et 1977 une rayonnante intégrale des sonates de Beethoven. C'est encore avec Ashkenazy qu'il partage et ce en parfaite osmose, une sonate de Debussy qui prend à la lettre les qualificatifs exposés pour les trois mouvements par le compositeur : vivo, léger, très animé ... Le violoniste tire parti d'un vaste éventail de sonorités, d'un vibrato partout varié. Et s'il semble parfois au second plan, le piano est loin de se faire oublier – cette émulation dans l'Intermède! Un équilibre semblable se crée avec le violoncelle de Lynn Haernell dans le trio de Ravel joué très « en dehors ».

L'aventure DG commence en 1978 par de splendides concertos den Berg et Stravinsky, sous la baguette de Seiji Ozawa avec un Boston Symphony affûté. Parmi les fruits de la collaboration avec Daniel Barenboim et l'orchestre de Paris, retenons une Symphonie espagnole de Lalo très bien dosée, un Concerto n°3 de Saint-Saëns et un n°2 de Wienawski éclatants – le lyrisme radieux, la sérénité solaire de Perlman y triomphent. On aime également le suprême ordonancement qui règne dans les pages virtuoses de Sarasate, Saint-Saëns, Ravel et Chausson, avec Zubin Mehta au pupitre du New York Philharmonic, brillantes sans esbroufe.

En 2001, Perlman a troqué l'archet pour le bâton devant un Philharmonique d'Israël en grande forme pour soutenir dans deux concertos un confrère de dix-neuf ans, Ilya Gringolts. Chez Tchaïkovski, on s'émerveille d'un dialogue avec l'orchestre partout passionnant. Le soliste est très bien à son aise dans le n°1 de Chostakovitch, où chef et orchestre restent toutefois un peu sages. Mais en contrepartie, quelle humeur pessimiste parfaitement de circonstance, et quelles gradations parfaitement menées! Happy Birthday, Mr Perlman!

Loïc Chahine




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