251211 - FREIBURGER BAROCKORCHESTER, GOTTFRIED VON DER GOLTZ - « GRAND TOUR »

 

 

 

 

 

251211 - FREIBURGER BAROCKORCHESTER, GOTTFRIED VON DER GOLTZ - « GRAND TOUR »

 

 


 


 

GRAND TOUR

1567-1643

« Œuvres de J.L. et J.S. Bach, Fischer, Kusser, Pez et Telemann. »

Gottfired von der Gotz (violon et direction), Freiburger Borockorcester.

Aparté.

FISCHER – Suite en D mineur, op.1 n°4 « Le Journal du printemps ».

PEZ – Concerto Pastorale.

KUSSER – Ouverture en G Minor « Apollon enjoué ».

BACH J.L. – Ouverture en G Major.

TELEMANN – Concerto pour flûte et violon en E Minor.

BACH – Concerto Brandebourgeois n°2 en F Major, BWV 1047.

 




 

 

TECHNIQUE : 4,5/5

Enregistré en concert à Fribourg-en-Brisgau (Allemagne) par Hugo Scremin, le 10 janvier 2025. Une  image d’une grande précision, avec des timbres nettement découpés et définis. Le rebond dynamique entre solistes et orchestre est exemplaire, notamment dans le double concerto de Telemann.

 

 

 

 

Pérégrination à visée pédagogique, le Grand Tour permettait aux jeunes esprits du siècle des Lumières d’aller se frotter à d’autres cultures. À l’instar du plus célèbre d’entre eux, Johann Sebastian Bach, tus les compositeurs convoqués ici par le Freiburger Barockorchester n’ont pas accompli un tel voyage. Mais le Bavarois Johann Christoph Pez séjourna en Italie auprès de Corelli, tandis que Johann Sigismund Kusser, originaire de Bohême, étudia sans doute avec Lully, travailla à Bologne et Londres.

Les effets dont fourmille son Ouverture en sol mineur rappellent, par leur faculté illustrative (Les Vents) qu’il composa aussi des opéras. Pez déploie, dans son Concerto Pastorale, un formidable talent de coloriste et sa Passacaille se coule en souplesse dans les moirures des flûtes à bec.

Le répertoire choisi allie noblesse chorégraphique à la française (modèle très prégnant dans la Suite op. 1 n°4 de Johann Gaspar Fischer), vivacité italianisante et rigueur contrapuntique de l’école germanique. C’est peu dire que Gottfried von der Gotz et ses troupes en tirent la quintessence. Leur approche est énergique sans être brutale, les nuances admirablement ciselées, le geste partout naturel, séduisant.

L’Ouverture en sol majeur de Johann Ludwig Bach, exemple parfait de style mêlé, conjugue avec bonheur ampleur, délicatesse (premier Air) et carrures franches (Gavotte, Bourrée), faisant paraître la proposition du Concerto Italiano bien sage (Naïve, 2019). Le Concerto pour flûte et violon TWV 52/E3 de Telemann gagne ici une verve, une vivacité enjouée, une sensualité même, qui feront préférer cette version à celle des Ambassadeurs (Alpha, 2015). Le Concerto brandebourgeois BWV 1047 délivre, quant à lui, une leçon de virtuosité épanouie, d’allant et de cohésion instrumentale. Merveille !

Jean-Christophe Pucek

 

 

 

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