250211 - MUS QZD - NEBRA - VENUS Y ADONIS - SOLISTES, LOS ELEMENTOS, ALBERTO MIGUELEZ ROUCO
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250211 - MUS QZD - NEBRA - VENUS Y ADONIS - SOLISTES, LOS ELEMENTOS, ALBERTO MIGUELEZ ROUCO
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JOSÉ DE NEBRA 1702-1768 « Venus y Adonis » Paola Valentina Molinari (Venus), Natalie Perez (Adon is), Jone Martinez (Marte), Ana Vieira Leite (Celfa), Judit Subirana (Clarin), Margherita Marie Sala (Cibeles), Los Elementos, Alberto Miguelez Rouco. Aparté (2CD). DE NEBRA – Venus y Adonis
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TECHNIQUE : 4/5 Enregistré en novembre 2023 à l'hôtel Landgasthof de Riehen (Suisse) par Jean-Daniel Noir. Cominant mordant et clarté, le réalisation donne aux instruments un contour qui renforce le caractère incisif du son et la précision de l'image. Les voix e détachent avec éclat, jusque dans les fortissimos.
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José de Nebra fut l'un des plus importants compositeurs du XVIII° siècle espagnol. Organiste à la Chapelle royale de Madrid, il se voua à la musique sacrée après avoir aussi œuvré au théâtre, comme en témoigne le « mélodrame pastoral » Venus y Adonis (1729) que l'ensemble Les Elementos ressuscite ici? L'ouvrage nous étant parvenu incomplet, Alberti Miguelez Rouco – qui a déjà enregistré plusieurs partitions de Nebra – s'est attaché à une périlleuse mais convaincante reconstruction. Périlleuse, car Venus y Adonis déploie une richesse de palette stylistique. À une influence italienne plus qu'évidente (l'air « Ay Venus bella » rappelle Vivaldi) se mêlent des zarambeques et fandangos où claquent les castagnettes, comme dans « Cualquiera mozuela ». Au cœur de l'intrigue, les hispanismes abondent avec le duo que forment Celfa avec Clarin – ce dernier est un personnage burlesque récurrent dans la tradition théâtrale espagnole, dont la musique épouse pleinement le caractère. Une direction dynamique rend toute sa flamme à cette musique vibrante et colorée : Rouca s'appuie sur un orchestre vitaminé mais rigoureux, admirable de cohésion. Voyez comme, accompagné par quelques notes suspendues du clavecin, il peint la découverte par Vénus d'Adonis endormi ! Cette délicatesse se retrouve dans les duos subtilement équilibrés, à l'image du superbe « Pues al estrago » entre Mars et Vénus. Elle, c'est Paola Valentina Molinari, dont le chant tonique fera passer sur quelques menues raideurs. Soignant sa ligne, la soprano Jone Martinez campe un Mars plutôt tempéré que tempétueux. À l'Adonis de Nathalie Perez, qui alterne pathos et combativité, reviennent deux des plus baux airs, dont « Adios Venus bella » où des accords discrets de guitare et de clavecin répondent à la richesse du timbre. Ana Vieira Leite incarne une Celfa tout en souplesse face au Clarin de Judit Subirana, qui bondit avec agilité dans « Por ver a un conejo ». Margherita Maria Sala prête à Cybèle son aplomb et son timbre mat, tandis que le chœur se distingue par sa vivacité et sa transparence. Une résurrection bienvenue.
Lara Othman
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