251229 – MUS QZD - « SIR THOMAS BEECHAM, THE MONO ERA ON HMV & COLOMBIA GRAMOPHONE »
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251229 – MUS QZD - « SIR THOMAS
BEECHAM, THE MONO ERA ON HMV & COLOMBIA GRAMOPHONE » |
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« SIR THOMAS BEECHAM, THE MONO ERA ON HMV &
COLOMBIA GRAMOPHONE » Warner,
53 CD Diapason d’or. |
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HECTOR BERLIOZ 1803-1869 « GRANDE MESSE DES MORTS (REQUIEM) » John McCarthy, Richard Lewis, Royal
Philhar-monic Orchestra and Choir, Sir Thomas Beecham BERLIOZ – Grande Messe des Morts |
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Après le legs stéréophonique (cf), voici réuni dans
un coffret de 53 CD, celui, monophonique, engrangé par Thomas Beecham
(1879-1961) pour His Master’s Voice et Columbia Gramophone de 1926 à 1959. On
ne cherchera donc pas ici ses gravures pour Victor ou la Columbia américaine,
reprises par Sony. L’inimitable chef britannique dirige plusieurs phalanges,
anglaises surtout, les siennes d’abord (London, puis Royal Philharmonic),
mais aussi notre Orchestre national de la RDF. Outre la découverte de
quelques inédits Danse Rhapsodie n°1 de Delius de 1946 et 1949, les
deux premiers mouvements du Concerto n°16 de Mozart avec Lady Beecham
au clavier), la présence de live, et la restauration de vieilles
cires, on se régale d’interprétations souvent vitaminées où passe l’esprit du
théâtre – le finale de la Symphonie n°39 de Mozart donne le vertige. Le théâtre amène naturellement à
l’opéra, qui occupe une place de choix. Précipitez-vous sur le Tristan londonien
de 1937 avec les légendaires Flagstad et Melchior, pour son acte II à la
sensibilité capiteuse, ses clairs-obscurs impressionnistes. Dans une Bohème
magnifique d’atmosphères brillent en 1956 Los Angeles et Björling. Et comment
oublier ces extraits du Crépuscule des dieux (d’une noirceur
effrayante quand chante le Hagen de Ludwig Weber !) ou de Macbeth
avec Marguerite Grand aussi et un orchestre oppressant ? Ou ces bribes
d’Aïda, Tosca, Cavaliera Rusticana, Il Trovatore
en 1928 par une éblouissante Eva Turner ? D’Atterberg à Weber, tout son
répertoire symphonique est également là, depuis des Handel savoureusement
datés jusqu’à ses amis du XX° siècle, en passant par sa chère musique
française, toujours très vive et colorée. Parmi des Delius, incontournables,
signalons que certains ne feront pas l’objet de remakes, tels Sea
Drift, Appalachie ou le méconnu concerto pour violon (sous
l’archet de Pierre Pougnet). À côté de trésors familiers – le picaresque Don
Quichotte de Strauss avec Paul Tortelier, les magnifiques Symphonies
n°2 et n°4 ou En saga (quel rythmicien !) de Sibelius-,
on le redécouvre chez Dvorak (dionysiaque Symphonie n°8, rutilants Rouet
d’or et Rhapsodie slave n°3) et Tchaïkovski (incendiaires Symphonies
n°4 et n°5), dont sir Thomas revisite la cyclothymie. Et dans les concertos, rares sous sa
baguette à l’ère stéréo, voici Heifetz, souverain chez Mendelssohn et
Sibelius, ou Rubinstein, lumineux dans le 4° de Beethoven. Se
plaindra-t-on des doublons, parfois à quelques années d’intervalle ?
Non ! Sans que l’approche changer, le travail sur les partitions
s’approfondit toujours. La comparaison se révèle encore plus passionnante
quand on met le live en regard du studio : au Royal Festival Hall en
1954, la 2° de Sibelius prend une dimension volcanique et cosmique,
qu’elle n’avait pas à ce point en 1947 à Abbey Road. ■ Didier Van Moere |
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